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L’avenir n’est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n’as pas à le prévoir, mais à le permettre
L’humour est un truc ach’ment délicat qui est, parfois, à manier comme de la nitroglycérine.
N’est pas Guillon qui veut, et encore moins Desproges.
En fin d’après midi, j’ai été intrigué par un tweet concernant Pierre Salviac. Je ne savais pas qui il était et c’est sa tête qui m’a rappelé qu’il était un journaliste sportif.
Apparemment il envoyait du lourd.
Effectivement… Il n’y a qu’à lire le texte dans l’image (pour info, un compte Twitter se lit de bas en haut pour suivre la chronologie).
Quelle grande classe !
La réaction n’a pas trainé : RTL s’est désolidarisée des propos tenus et a viré le journaliste pour propos injurieux envers la première dame.
(Anecdote « amusante » : j’ai eu deux conversations avec des personnes, aujourd’hui, sur la société qui va trop vite et le temps qu’on fait le choix de ne plus prendre. Twitter, que j’utilise très peu, en est le parfait exemple).
Bon… voilà… c’est RTL. Autant j’aime bien RTL2, autant RTL, voilà… j’peux pas. En fait, je trouve que le tweet collait bien avec ce que je pense de la station ![]()
Effectivement, c’est totalement beauf et injurieux, mais autant envers les femmes en général, qu’envers Valérie Trierweiler (Première Dame ou pas…).
A 65 ans, Salviac ne devrait pas tarder à pouvoir prendre sa retraite. C’est déjà ça !
Je rappelle aussi celui-ci.
Une piste pour la RATP ? La distribution de tant de sourires et d’yeux mouillés devrait être de l’ordre du service public.
La Vérité est un pays sans chemin
Toutes nos envies :
Marie Gillain campe une jeune juge chargée de traiter les dossiers de surendettement. Elle se heurte au système et à ses incohérences. Elle va rencontrer Vincent Lindon qui a occupé les mêmes fonctions, avec la même révolte mais a fini par jeter l’éponge.
Entre les deux va naitre une forte amitié qui va les souder et les faire rassembler leurs forces sur un dossier particulier.
Claire (Marie Gillain) découvre qu’elle est atteinte d’une tumeur maligne au cerveau mais le cache à son mari et ses enfants. Elle n’a plus que quelques mois à vivre.
Je pensais qu’il ne s’agissait, au départ, que d’un film sur l’aspect social, les incohérences de la loi, la force des lobbies financiers mais non, cela va au delà. C’est aussi un film sur l’amitié, la maladie, la mort, l’engagement.
Ce n’est pas un chef d’oeuvre mais Marie Gillain y campe un joli rôle, quant à Lindon… c’est Lindon, parfait dans la peau de ce juge désabusé, écorché, qui reprend courage et retrouve ses convictions au contact de la jeune juge malade et engagée.
Carnage :
Kate Winslet et Christoph Waltz se rendent chez Jodie Foster et John Reily.
Le fils des premiers a, en effet, blessé l’enfant des seconds dans un parc de New York et ils sont là pour régler à l’amiable le litige via leurs assureurs respectifs.
Tout oppose les deux couples. D’un côté des gens très bourgeois un peu coincés, en face un tandem plutôt bobo.
La conversation est très urbaine puis, au fil des événements, le vernis mondain craque et laisse transparaitre les vrais sentiments, ressentiments et autres aigreurs des uns et des autres nous rappelant qu’au fond, on est resté des sauvages.
Bon… Le film a beau être court, je ne l’ai pas regardé jusqu’au bout. Je me suis fait chier comme un rat mort ![]()
Je ne dois pas être assez « urbain » pour l’apprécier à sa juste valeur mais je comprends qu’on puisse l’apprécier en découvrant les névroses des uns et des autres qui se montrent au grand jour au fil de l’histoire (tirée d’une pièce de théâtre je crois).
Les Lyonnais :
Momo (Gérard Lanvin) est un ancien voyou désormais rangé. Il a sa famille autour de lui. Serge (Tchéky Karyo), un ancien « associé », son frère d’armes en fait, refait surface et a besoin de son aide. Tout part en couille.
J’aime beaucoup les films d’Olivier Marchal. Il nous refait des polars à l’ancienne, comme ceux des années 70, où les voyous ont une forme d’éthique, de code moral, et où les flics les côtoient presque naturellement.
Celui ci ne sera pas sans rappeler l’excellent « Il était une fois en Amérique », avec ses séquences flashback qui retracent l’enfance des héros, leur génèse, leur chute.
Je ne suis pas fan de Gérard Lanvin, mais il a ici un joli rôle qui lui sied à merveille.
Au delà de la qualité du scénario, et du film en lui même, c’est une belle histoire sur l’amitié et la trahison.
Je conseille
Les adoptés :
Lisa (Mélanie Laurent), la jeune Marine (Marie Denarnaud) et la mure Millie (Clémentine Célarié) vivent ensemble avec le fils de Lisa, Léo. Elles se sont construit leur univers, sans homme, hormis le petit Léo, en organisant leur famille à leur manière. Leur vie est bien organisée et chacune semble avoir son rôle dans cette micro société.
Puis… Marine tombe amoureuse d’Alex (l’excellent Denis Ménochet que je ne connaissais pas) bouleversant ainsi l’équilibre familial. Comment intégrer un homme dans leur sphère ?
On ne s’arrêtera pas là puisqu’un drame viendra bousculer encore plus l’ordre établi et le rôle de chacun dans cette famille matriarcale.
C’est le premier film de Mélanie Laurent et une assez jolie histoire. Histoire personnelle oblige, j’ai toujours aimé ces histoires de familles tenues par des femmes au caractère trempé.
Le film n’est pas exempt de défauts et j’aurais aimé que certains aspects soient traités plus en profondeur, notamment sur l’aspect psychologique des personnages et ce qui les a amenés à s’organiser de la sorte. En attendant, j’ai beaucoup aimé et le recommande vivement.
Mission Impossible 4 :
Inutile… prévisible, long, et chiant.
Sherlock Holmes 2 : un jeu d’ombres
Sherlock Holmes et le fidèle Watson doivent affronter le docteur Moriarty.
Oui, le résumé est court, mais bon… Rien qu’avec le titre, on sait de quoi on parle.
J’avais beaucoup aimé la version revisitée d’Holmes avec Robert Downey Jr et Jude Law. J’attendais donc la suite avec impatience.
Guy Ritchie est aux manettes de ce nouvel opus, ce qui pourrait mettre l’eau à la bouche.
Mais voilà, j’ai été très déçu par plus de la moitié du film.
Je trouve que la sauce prend moins bien et que Downey Jr est, cette fois, plus dans le registre du pitre qu’autre chose.
Enfin, la réalisation offre trop d’effets spéciaux qui, la plupart du temps, viennent casser le rythme (à l’exception d’une ou deux scènes excellentes comme celle de la poursuite dans les bois).
On sait donc à quoi s’attendre, on peut passer un bon moment, mais sans plus.
This must be the place :
Cheyenne (Sean Penn) est une vieille star du rock qui vit recluse chez elle. La cinquantaine bien tapée, il a conservé son look de scène, plutôt gothique, qui nous rappelle celui de Robert Smith des Cure. A la mort de son père, il décide de venger celui-ci en retrouvant son ancien bourreau, nazi, réfugié aux Etats Unis.
J’adore Sean Penn et j’adore ses rôles décalés.
Il joue ici ce vieux gothique, complètement apathique, ado attardé, qui va affronter sa propre histoire en partant aux Etats Unis revoir son père mourant.
Ce film est presque un ovni, et les sentiments pour son personnage principal oscillent souvent entre agacement profond (sa léthargie) et attachement total (sa malice bien cachée).
Difficile d’en dire plus. Je recommande
Pour Comte-Sponville et De Vigny rien n’est pire que l’espérance, mais, dans le même temps, n’est elle pas salvatrice même si elle peut être porteuse de déceptions ?
Alors demain… c’est plein d’espérance que je voterai pour l’autre pays du fromage, et que j’ouvrirai portes et fenêtres avec un grand sourire pour chasser tous ces miasmes puants du Président en place.
Oui…
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
II nous verse un jour noir plus triste que les nuits;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
Charles Baudelaire