Ces séries qui m’ont pris pour un con

Il y a des séries que j’adore (les mêmes que beaucoup de gens, souvent : Game of thrones -je fais partie des gens qui lisent les bouquins depuis près de 20 ans . Et oui, je dis ça pour frimer-, Walking dead, Breaking bad, True detective, Penny dreadful et quelques autres), il y a des séries qui ne m’intéressent absolument pas, et il y a des séries qui m’ont pris pour un con.
J’ai toujours une appréhension en démarrant une série : vont ils tenir jusqu’à la fin de l’histoire ou bien va-t-on s’arrêter en route ?
J’ai aussi une petite peur des trucs à méga rallonge qui me rappellent les sauces que faisait mon ex femme. C’était tellement délayé, que ça n’avait plus tellement de goût. Episode 1, on sonne à la porte.
Episode 2, le personnage demande qui c’est.
Episode 3 : c’est le facteur !
Episode 4 : introspection, flashback sur le pourquoi du courrier recommandé qui arrive (c’est toujours une clé, l’épisode 4).
Etc.
Et j’ai, désormais, une frayeur : les séries qui se terminent en haut de boudin.
Les deux dernières (attention risque de spoil dans la suite du billet) : The affair, et Under the dome.

J’ai commencé « Under the dome » par hasard, sans avoir lu le bouquin de Stephen King.
D’emblée, j’ai adoré le début avec l’installation du dôme, la vache fendue en deux, le huis clos qui s’installe, ce qu’il se passe avec l’extérieur et le pétage de plomb du sheriff. Bon, les mômes qui découvrent un étrange artefact, pourquoi pas.
La tension monte, monte, monte, on emmène celui qu’on pense être le héros pour le pendre. Fin. A suivre. T’as l’air d’un con.
Que s’est il passé ? Rien… La moitié des épisodes pouvait se résumer à de l’agitation. L’autre moitié nous fait prendre conscience des personnages et nous livre l’intrigue.
Et là, on se dit qu’un truc qui aurait pu faire un bon film va faire une mauvaise série.

affairPlus récemment, j’ai maté « The affair« , remake, je crois, d’une série israélienne (peut être aurait il mieux valu regardé l’original), une série au pitch sulfureux puisqu’il y est question d’une relation passionnelle et adultérine. Un écrivain qui galère et son épouse dont la famille est blindée partent en vacances au bord de mer, chez les parents de madame (le papa est un écrivain qui a réussi, lui). Papa flashe sur la serveuse d’un restaurant qui flashe sur lui aussi. Elle a un secret, ils ont un secret. Rien de nouveau sous le soleil, sauf la narration (attention, spoiler) : chaque épisode est scindé en deux et retrace les mêmes moments vus du point de vue des deux personnages principaux (les amants). Cela donne, par exemple : « elle m’a allumé » pour lui et « il m’a séduit » pour elle. Au fil des épisodes, on réalise que l’histoire est en fait leur témoignage auprès d’un officier de police, pour apprendre, enfin, qu’un des personnages de l’histoire est mort.
De ce point de vue là, c’est excellent et très intéressant.
Malheureusement, le tout est gâché lorsqu’on réalise qu’il faut une dizaine d’épisodes pour ne rien apprendre de plus, si ce n’est l’identité de celui qui a passé l’arme à gauche.
Rendez vous saison 2… Oui, le cocu de l’histoire, c’est le spectateur.

Plus le temps passe et plus j’ai de mal avec les séries à rallonge sans justification et je trouve dans les formats « courts », et un peu originaux, mes pépites : the fear, True detective, Utopia, etc.
Quant aux deux citées, elles sont d’ores et déjà boycottées. Na !

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