Ma vie de RER (2)

J’ai hésité à mettre une photo mais non…
Voilà maintenant 2 mois que je bosse sur La Défense. L’essentiel du temps vers le bas de l’esplanade, mais aussi une bonne partie du temps, derrière le CNIT (où mon grand père a bossé), donc « en haut ».
J’ai pris l’habitude de transcender mes trajets (RER E de Pontault à Auber, puis le A jusqu’à la Grande Arche) et j’ai pu constater que chaque jour, ou presque, peut amener une forme de joie.
Il y a la jolie étudiante blonde qui fait des grimaces au joli bébé black dans sa poussette. Il y a ce bonhomme que je trouve âgé mais qui doit avoir à peine 5 ans de plus que moi (ouille !) qui fait une mine surprise parce qu’on croise un RER bien plus rapide, et que l’effet de souffle nous bouscule (c’est vrai que c’est drôle et surprenant !).
Il y a ceux qui jouent (mal) à Clash Royale ou Candy Crush, ceux qui s’engueulent, ceux qui ont des têtes de PNJ (personnage non joueur / figurant) potentiel dans l’Appel de Cthulhu (oui, je retrouve, décidément, mes anciennes amours et reprend les jeux de rôle).
Bref, j’arrive à sourire et à m’amuser dans le RER.
Parfois je dois un peu forcer le trait. Je ferme les yeux et imagine que nous circulons sur le Larzac. Je vois des herbes jaunes et sèches battues par les vents, des arbustes rabougris, un ciel bleu, un vent sec, et cela me fait du bien.
Après notre courte virée à la Réunion du 11 novembre, j’écoute aussi l’Océan Indien qui se jette sur les rochers dans des vagues de 4 ou 5 mètres, et ça me fait aussi du bien.
Mais par moments, c’est extrêmement difficile de transcender ou de sublimer ce qu’il y a autour de moi.
Si mon trajet est, normalement, d’une grosse heure quand Valérie me dépose et vient me chercher, il peut passer très facilement à 1H30 ou 2H.
Ce sont les « bagages oubliés » et donc « suspects ». Ces fameux bagages qui pourraient être des vilaines bombes de vilains terroristes. Il y a les actes de malveillance de certains usagers (que je n’ai pas encore identifiés… les actes, pas les usagers). Les feuilles mortes qui se stockent sur les rails (ça, ça me plait… l’idée que la nature a toujours le dernier mot).
Les pannes de signalisation, les bagarres dans un wagon, les signaux d’alarme tirés, les suicides, etc.
Bref, tout ce qui vient jeter un grain de sable dans une mécanique qui pourrait être huilée.
Et je n’ai pas encore connu les grèves !

Le plus dur dans ces moments ? Ce n’est pas que le retard… C’est observer les gens. Mes concitoyens. Mes semblables. Mes « frères »…
Un RER arrive et une masse énorme et informe, digne d’une créature lovecraftienne, tente d’entrer dans les wagons en laissant à peine le temps aux passagers qui, eux, veulent sortir de descendre. Une voix, dans les hauts-parleurs, annonce pourtant « merci de laisser descendre les voyageurs avant d’entrer ». Des types en gilet jaune empêchent des fous d’entrer quand les portes se referment sur une masse de chair.
Parfois (cela m’est arrivé), certains passagers doivent descendre pour laisser passer les gens, avant de remonter dans la rame. Mais, happés par la foule, ils ne peuvent plus remonter et doivent, éventuellement, attendre la rame suivante.
Mais je parlais d’une masse énorme et informe qui monte.
Il est 17/18H. Il y a de nombreux RER.
On se dit « 5 ou 15 minutes valent elles le coup de se faire du mal à l’âme ?« .
Perso, je me dis que non… Et j’attends le suivant en pensant qu’il y aura moins de monde : les retardataires, les fragiles, les philosophes, les célibataires.
Hier, après le 4ème RER, c’était la même masse énorme et informe. Des dizaine de dizaines de personnes qui veulent s’engouffrer dans les wagons pour rentrer chez elles le plus tôt possible, pour les meilleures raisons du monde : les enfants, le conjoint, la bouffe, les courses, Cyril Hannouna…
Hier, je n’ai pas pu… Avec Valérie, on s’était donné rendez vous dans Paris mais je n’ai pas pu prendre ma correspondance. Une question de santé mentale…
J’ai laissé passé 3 rames. A chaque fois, la horde était la même… animale… bestiale… Bête… Sans âme.
Ca gueulait, ça griffait presque. C’était à Chatelet.
Une horreur sans nom.
J’ai abandonné, j’ai décidé de faire le chemin à pieds ou en métro.
Sur la ligne 14 que j’ai finalement prise, et qui n’était guère plus longue que le trajet en RER, la circulation était ralentie… Un colis suspect. Encore un.
Pas grave. Je suis arrivé à temps, plus calmement mais avec cette image des gens se battant pour monter dans un RER, être entassés comme des bestiaux pour l’abattoir.
Plein d’images me venaient à l’esprit… dont les « trains de la mort » qui envoyaient de pauvres gens dans les camps de concentration. Je pensais à mon pote Bruno qui se disait qu’avec les transports en commun, on pouvait lutter contre la circulation automobile abusive. Puis je comprenais les gens qui affrontaient, seuls dans leur voiture, les embouteillages. L’attente, certes, mais avec une bulle d’air autour d’eux.
Et tout ça s’est mélangé…
Cette horde. Les colis suspects. La politique. Valls. Trump. Fillon. Le Pen. J’ai eu beau penser au Larzac, à l’Aubrac, à la Réunion, au ciel, au vent, à la terre et à l’océan, à mon amoureuse. J’ai eu peur.
J’ai peur…

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Ma vie de RER

logo-rerEt bien voilà, c’est fait !
Après plus d’un an d’attente, je quitte l’Occitanie, rejoins mes terres d’enfance d’Île de France, vis près de ma bien Aimée et réoriente ma carrière dans la formation, mais (presque) dans la même entreprise.
Cool !
La seule vraie appréhension fut de comprendre qu’il me faudrait aller bosser chaque jour à La Défense… C’est à dire de l’autre côté de Paris, avec 45 à 50′ de voyage en RER.
Gloups… Des hordes de voyageurs empestant le parfum bon marché le matin, puant la sueur le soir ; un remake de « L’attaque des clones » en arrivant à la défense, mais avec des « costard-cravate-attaché case » en lieu et place de Stormtroopers.
Qu’à cela ne tienne, je vais pouvoir enfin reprendre la lecture et entamer cette pile de bouquins qui n’attend que moi depuis 2 ans.
Et puis là. Plaf ! Le RER n’est pas que ça, et chaque jour j’ai pu constater qu’on pouvait briser l’indifférence générale, et transcender cette espace de promiscuité forcée où chacun s’efforce de se protéger dans sa bulle mentale quand sa bulle physique est mise à mal.
Parfois, c’est tout bête.
C’est sourire  de l’étonnement du monsieur à qui je propose de filer un coup de main pour faire grimper la poussette dans le wagon.
C’est écouter le rire jovial et le merci de la dame à qui je signale qu’à chacun de ses pas, un des ignames qu’elle porte dans son sac est en train de se faire doucement la malle, pour retrouver sa liberté sans doute.
C’est se retenir d’éternuer parce que la nana juste devant vous, hoche la tête, et agite sa couette, sous vos narines, et tout ça devant le regard mi-goguenard mi-complice d’une autre passagère.
Parfois c’est plus sophistiqué.
Comme cet illustre inconnu qui traduit à l’envers ce que je suis en train de lire et engage alors avec moi une longue conversation sur Cthulhu, puis les jeux de rôles, puis nos souvenirs respectifs, avant que nous n’échangions nos coordonnées.
Ou encore comme le matin où, avec une joie à peine dissimulée, je monte dans un wagon qui semble comporter plein de places assises à l’étage. Bien sur je m’y précipite, aperçois quelques voyageurs collés les uns aux autres dans le fond en me demandant pourquoi ils se pelotonnent quand il y a tant d’espace !
Mon regard fait un tour d’horizon pour choisir mon siège lorsque je comprends vite les raisons de ce rapprochement humain. Je comprends d’un seul regard, et d’une seule respiration !
Un énorme étron (un truc que tu te demandes même de quelle créature il a pu sortir !) prend la pose entre 2 rangées de sièges. C’est là que le cerveau se met à travailler à 200 à l’heure ! Jusqu’à quelle zone d’inconfort suis-je prêt à aller pour bénéficier d’un siège pour le reste du trajet ! Merci les cours de géométrie ! Je me surprend à calculer inconsciemment l’angle qui me permettra d’être assis sans avoir vue sur la chose, tout en me demandant si l’odeur sera, elle aussi, masquée. En une seconde, je fais mon choix et parie sur un siège isolé face aux marches.
Pas de vue. Pas d’odeur. Juste la connaissance de l’existence de l’objet coupable. Victoire ! Mais, à chaque arrêt, il me devient impossible de rester plongé dans ma lecture. En fait, tout comme moi, les nouveaux passagers se disent « Ho ! Quelle aubaine ! Des places assises au 1er !« .
Et de les voir grimper les 7 ou 8 marches, jeter un œil à leur gauche et prendre une moue dégoûtée voire horrifiée et de faire demi-tour en bousculant les suivants dans la queue, qui font le même manège, n’étant pas prévenus par le prédécesseur.
Et me voilà, hilare intérieurement, fasciné par un ballet de grimaces plus étonnantes les unes que les autres, et en saluant le courage d’un ou deux audacieux qui viendront me rejoindre.
Le RER peut donc tout, même vous mettre de bonne humeur pour la journée avec une grosse merde puante !

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Fiouuuu !

Plus de deux mois sans rien mettre… Faute de… temps ? Oui, c’est ça ! Faute de temps !
Après plus d’un mois de totale déconnexion à La Réunion est arrivée une rentrée plus que fracassante : le taff, le procès d’Aligorchie qui se pointe à l’horizon, Lo Drac qui crache le feu avec plein d’idées, des ventes directes et sur Internet, des inscriptions à des marchés de Noël, le site qu’il va falloir faire « en vrai » et, l’essentiel, ma bien aimée 🙂

Bon, il y aurait (et il y aura) quand même des trucs à raconter en vrai, mais va falloir attendre un peu encore !

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Espace de liberté

orwell-1984-propagandaOn est mal barré, les enfants.
Orwell en avait rêvé, et cela arrive, bien plus vite qu’on ne le pense.
La technologie, c’est bien. Selon ce qu’on en fait. Avec le feu, certains se sont réchauffés, ou ont faire cuire de bon steaks de mammouths, d’autres ont fait flambé des huttes. Avec la poudre, c’était des feux d’artifice ou des bombardes. Quand il y a eu l’imprimerie, certains ont trouvé le moyen d’exprimer librement leurs idées en masse, d’autres ont fait des fiches.
Internet ? C’est pareil.
Dans l’indifférence presque totale, le Conseil Constitutionnel vient de valider la loi sur le renseignement.
Qu’es a quo ?
La loi sur le renseignement, c’est la loi qui est là pour trouver les vilains terroristes. Si si !
Elle permet quoi ? Elle permet l’installation de jolies « boites noires » chez les fournisseurs d’accès et tout, oui, TOUT, ce qui passe peut être lu. Elle peut permettre de savoir que vous regardez des vidéos de chats débiles, que vous écrivez des mails à votre amant/maîtresse, que vous aimez la Compagnie Créole, que vous avez acheté un DVD compilation de Lagaf’, mais aussi que vous avez tapé dans votre moteur de recherche « sexe avec un opossum » et, bien sur, surtout, si vous fréquentez les sites djihadistes.
Je vous entends d’ici : « Je n’ai rien à me reprocher ».
C’est vrai, c’est probable, aujourd’hui, ici et maintenant. Et demain ?
Avec le temps qui passe, le seul espace de vraie liberté non surveillée qu’il va vous/nous rester ? C’est dans la tête. Mais ça, c’est juste pour l’instant.
Et ça va servir à quelque chose ?
Probablement pas grand chose. Pour la bonne et simple raison que nos services de renseignements sont déjà bien renseignés. Mais aussi parce que ceux qui ont quelque chose à cacher, pour de vrai, savent comment le cacher.
Le plus tristes est de constater l’indifférence de tous, citoyens et médias, sur cette surveillance qui s’installe au fil des textes de lois s’empilant les uns sur les autres sous couvert d’une pseudo sécurité qui fait le jeu des extrémistes de tout poil.

A lire, parce que certainement plus clairs que moi : Korben, rue 89 et l’édito d’Humanoïde.

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Ces séries qui m’ont pris pour un con

Il y a des séries que j’adore (les mêmes que beaucoup de gens, souvent : Game of thrones -je fais partie des gens qui lisent les bouquins depuis près de 20 ans . Et oui, je dis ça pour frimer-, Walking dead, Breaking bad, True detective, Penny dreadful et quelques autres), il y a des séries qui ne m’intéressent absolument pas, et il y a des séries qui m’ont pris pour un con.
J’ai toujours une appréhension en démarrant une série : vont ils tenir jusqu’à la fin de l’histoire ou bien va-t-on s’arrêter en route ?
J’ai aussi une petite peur des trucs à méga rallonge qui me rappellent les sauces que faisait mon ex femme. C’était tellement délayé, que ça n’avait plus tellement de goût. Episode 1, on sonne à la porte.
Episode 2, le personnage demande qui c’est.
Episode 3 : c’est le facteur !
Episode 4 : introspection, flashback sur le pourquoi du courrier recommandé qui arrive (c’est toujours une clé, l’épisode 4).
Etc.
Et j’ai, désormais, une frayeur : les séries qui se terminent en haut de boudin.
Les deux dernières (attention risque de spoil dans la suite du billet) : The affair, et Under the dome.

J’ai commencé « Under the dome » par hasard, sans avoir lu le bouquin de Stephen King.
D’emblée, j’ai adoré le début avec l’installation du dôme, la vache fendue en deux, le huis clos qui s’installe, ce qu’il se passe avec l’extérieur et le pétage de plomb du sheriff. Bon, les mômes qui découvrent un étrange artefact, pourquoi pas.
La tension monte, monte, monte, on emmène celui qu’on pense être le héros pour le pendre. Fin. A suivre. T’as l’air d’un con.
Que s’est il passé ? Rien… La moitié des épisodes pouvait se résumer à de l’agitation. L’autre moitié nous fait prendre conscience des personnages et nous livre l’intrigue.
Et là, on se dit qu’un truc qui aurait pu faire un bon film va faire une mauvaise série.

affairPlus récemment, j’ai maté « The affair« , remake, je crois, d’une série israélienne (peut être aurait il mieux valu regardé l’original), une série au pitch sulfureux puisqu’il y est question d’une relation passionnelle et adultérine. Un écrivain qui galère et son épouse dont la famille est blindée partent en vacances au bord de mer, chez les parents de madame (le papa est un écrivain qui a réussi, lui). Papa flashe sur la serveuse d’un restaurant qui flashe sur lui aussi. Elle a un secret, ils ont un secret. Rien de nouveau sous le soleil, sauf la narration (attention, spoiler) : chaque épisode est scindé en deux et retrace les mêmes moments vus du point de vue des deux personnages principaux (les amants). Cela donne, par exemple : « elle m’a allumé » pour lui et « il m’a séduit » pour elle. Au fil des épisodes, on réalise que l’histoire est en fait leur témoignage auprès d’un officier de police, pour apprendre, enfin, qu’un des personnages de l’histoire est mort.
De ce point de vue là, c’est excellent et très intéressant.
Malheureusement, le tout est gâché lorsqu’on réalise qu’il faut une dizaine d’épisodes pour ne rien apprendre de plus, si ce n’est l’identité de celui qui a passé l’arme à gauche.
Rendez vous saison 2… Oui, le cocu de l’histoire, c’est le spectateur.

Plus le temps passe et plus j’ai de mal avec les séries à rallonge sans justification et je trouve dans les formats « courts », et un peu originaux, mes pépites : the fear, True detective, Utopia, etc.
Quant aux deux citées, elles sont d’ores et déjà boycottées. Na !

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Mad Max – Fury Road

images1-260x323J’aurais mis un peu de temps, mais j’ai enfin pu voir le dernier Mad Max !
Le fait de reprendre les vieux pots pour faire de la soupe me fait parfois un peu peur. Contrairement à l’adage, ce n’est pas toujours bon.
Mais pour le coup, si.  Le film est totalement dans la veine du second opus, en mettant de côté le 3ème qui était, il faut bien le dire, un peu poussif et franchement chiant.

Attention, spoils à suivre !
Le film démarre sur l’image de Max, au look de plus en plus SDF, dormant aux pieds roues de son Interceptor légendaire, avant d’être réveillé par un bruit lointain (mais croissant) de moteurs.
Le voilà pris en chasse, puis capturé, par un clan qui va lui donner une bien meilleure mine en le rasant et lui coupant les cheveux.
Le clan en question appartient à un genre de cité, reliée à deux autres avec lesquelles elle commerce : l’une produit de l’eau, la seconde des munitions, la dernière du carburant.
Elle est dirigée par un tyran au look improbable (le méchant de l’histoire, joué, il faut le savoir, par Hugh Keays-Byrne, le méchant du premier Mad Max !) qui a institué une forme de culte mêlant mythologie nordique et culte du moteur (c’est baroque et très haut en couleurs ! J’ai adoré !).
Très rapidement, l’action tourne autour d’un convoi chargé de relier une des autres cités, par lequel les femmes d’Immortan Joe (le méchant) cherchent à s’échapper.
Celles-ci ne sont en fait que des « ventres » destinés à lui fournir une descendance saine (oui, il faut bien le dire, tout le monde a l’air relativement dégénéré).

On pourrait trouver le scénario simpliste, mais il n’est que simple et, honnêtement, ce n’est pas ce qu’on vient chercher en allant voir Mad Max.
Là où, dans le 3, la part belle était faite à l’enfance, la thématique tourne ici sur la femme. La femme qui n’a rien à envier aux hommes, quand on regarde le personnage de Furiosa, campé par Charlize Theron, superbe, et la femme qui est maitresse de son corps et de sa destinée, avec les génitrices.
Fury Road, c’est quasiment 2H de poursuite non stop, au rythme haletant et aux répliques de Max particulièrement rares.
Il est clair qu’on ne vient pas voir ici une performance d’acteur, mais des soupapes, bielles et autres traces d’huile.
Le tout est très inventif, qu’il s’agisse des véhicules, des costumes ou façon de combattre entre chars à moteurs.
Alors, il est probable que les fans de Mad Max aimeront, à défaut d’adorer (les avis restent partagés), que ceux qui n’aiment que les films avec un fond soient sur leur faim, mais, pour ma part, je me suis régalé !

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Les Sans-Gênes

Décidément, ça swingue à Pontault-Combault et, comparativement à notre bonne ville de Rodez, la plupart des gens s’en contrefichent bien plus. C’est bien dommage, parce que ça vaut n’importe quel sitcom ou reality show ! La faute à la presse, limitée au seul Parisien et ses chroniques seine-et-marnaises.
J’en avais déjà parlé, dimanche dernier se tenait une municipale partielle, après bien des péripéties.
Les résultats n’augurent en rien de ce qu’il va se passer dimanche prochain lors du prochain tour.
Il y avait 5 listes en présence : Une liste d’union de la gauche, menée par la maire « sortante » (je ne sais quel terme donner, puisque l’élection a été invalidée, mais bon, après tout, elle était déjà la maire auparavant), Monique Delessard ; une liste hétéroclite menée par le fan de cigares et mojitos (Cédric Pommot, celui qui avait demandé l’annulation de l’élection, qui avait été premier adjoint de la maire, ancien socialiste, je crois) et Delphine Heuclin, la fille -Parti de Gauche- du maire précédent, dont Monique (pardon pour la familiarité, mais c’est plus court) avait été la première adjointe, et un tas d’autres gens plus ou moins « renégats » ou en souffrance de leurs anciennes formations politiques (de la droite à la gauche) -Personnellement, pour avoir vu se constituer et travailler des mouvements citoyens, cela ressemble plus à une troupe d’aigris qui ont perdu ou jeté leurs étiquettes, qu’à un groupe porté par des valeurs communes, mais bon…- ; une liste de droite, UDI-UMP qui veut mettre la Finance au pouvoir (désolé, c’est le nom du candidat, ça ne s’invente pas et, au moins, c’est assumé !) ; une « liste » FN (bref, un candidat et une trentaine de pauvres malheureux qui ne doivent même pas savoir ce dont il s’agit) ; et, enfin, une liste de jeunes qui ont voulu amener un peu de fraicheur là dedans, et on ne leur en voudra pas ! Bien au contraire.
Ce sont ces derniers qui n’ont pas atteint les 10% leur permettant de se maintenir.
Avec 4 listes au second tour, on se demande bien ce que cela va donner…
Le naturel voudrait que la liste de gauche et la liste citoyenne fusionnent, bien sur.
Mais ça, c’est le naturel, et il semble qu’on en soit bien loin ici.
La rancoeur de Pommot et Heuclin envers Delessard est telle que les intérêts et le bien commun sont mis de côté (vive la citoyenneté !).

facepalmPar contre, et là, ça devient du grand guignol, cela ne les a pas empêché de passer la moitié de la nuit à faire des tractations avec la droite, en envisageant une fusion de liste. Fusion qui n’a pas abouti.
Problème de valeurs pourrait on penser.
Et bien non. Le vrai problème se situait dans le nombre de places éligibles accordées aux uns et aux autres (c’est un peu l’armée mexicaine là dedans, et chacun veut son petit strapontin). Pommot : « Nous étions pourtant d’accord sur l’idée d’un changement nécessaire pour Pontault-Combault mais pas sur le nombre de places accordées à chaque liste »
Et derrière, d’expliquer à la presse que ce sont les valeurs (sic) qui ont empêché de trouver un consensus.
Joli fond politique, que ce soit pour la liste Pommot ou la liste Finance ! Le simple fait d’envisager cette possibilité aurait du pousser certains à se désengager totalement, à fuir en courant, mais non, on va quand même tenter de s’arranger, quitte à, encore une fois, laisser entendre au Front National que, dans le fond, on est presque pareil puisqu’on est capable de s’entendre pour être élu (gouverner, c’est une autre histoire).
On verra les résultats ce dimanche,plutôt incertains, et les uns et les autres auront intérêt à sacrément mobiliser leur électorat.

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Variations extraterrestres

IMG_7847Le cuivre est un matériau sympa et qui n’est pas très cher, même s’il n’est pas exempt de défauts. Il a des réactions étranges à la chaleur, sur lesquelles je reviendrai.
Un de ses avantages est sa relative souplesse.
Il n’y a pas longtemps, j’ai voulu faire des essais en créant des bourrelets de cuivre apparent. Concrètement, je plie ma pièce en deux, je la pince dans un étau, au niveau de la pliure, selon des angles variables, puis je déplie et martèle.
Je me suis ensuite amusé à « ciseler » (c’est un peu prétentieux pour l’instant, vu ce que je fais) le bourrelet pour y créer des marques : le cuivre, à haute température, provoque de la calamine, une forme d’oxydation, qui va y adhérer plus ou moins selon la température.
Je dépose mon émail de chaque coté du bourrelet et passe l’ensemble au four.
Le N°0 de cette série a tout de suite tapé dans l’œil de Valérie. Les tons violacés et la ciselure du bourrelet donnaient l’impression qu’il s’agissait d’une vertèbre de l’Alien de Giger (qui a servi de modèle au film du même nom).
La série était baptisée : Alien Fantasy !

 

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Black mirror

Ne me demandez pas pourquoi, mais j’aime les Anglais… Oui, je sais, je suis un peu traitre à la nation à apprécier autant la Perfide Albion.
J’aime la culture, j’aime la langue aux accents si variés, j’aime l’humour et j’aime leur manière de savoir sortir des sentiers battus. Enfin, le 5 o’clock tea, c’est la classe. Il n’y a peut être que leur coté libéral qui me déprime.

blackmirrorAlors que je ne me lasse pas de parler autour de moi d’Utopia, la série britannique qui m’a le plus marqué dernièrement (originalité, image, ton, etc.), je découvre, avec un métro de retard, Black Mirror, tout aussi anglaise.
Qu’es aquo ?
Black Mirror est une série d’anticipation qui rassemble, à ce jour, 2 saisons de 3 épisodes (auquel on peut ajouter un épisode spécial Noël). Cool ! Du light ! On est loin du truc à rallonges dont on sait qu’on va devoir regarder ouate mille épisodes avant qu’il ne se passe quelque chose !
De l’anticipation qui vient dénoncer, sous forme de satire, les travers de notre société, ses déviances possibles, et ce, plus particulièrement, autour de ce qui touche nos écrans. Celui sur lequel vous me lisez, celui de la télévision, celui de votre téléphone et d’autres encores. Des écrans noirs (lorsqu’ils sont éteints) qui nous offrent un reflet tantôt sombre, tantôt sordide, tantôt effrayant de ce qui pourrait nous arriver. Un titre tout à fait approprié, en somme.
Chaque épisode a son réalisateur, son casting (on y surprendra avec plaisir des acteurs de Game of Thrones, Downtown Abbey, Rome, etc.) et son univers contemporain (seule la technologie a un peu évolué).

Si je n’ai pas apprécié de la même manière chaque épisode, je ne peux, malgré tout, QUE vous conseiller de mater cette série, dès que possible (en évitant de vous spoiler l’esprit avec des bandes annonces). Ca sort des sentiers battus, ça décoiffe et c’est aussi frais que les poubelles de TF1 ! Un must !

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Le mariage de la morue et du lapin

Halala… Alors que je me suis largement éloigné de la politique ruthénoise, laissant Aligorchie de coté, me voilà à retomber dedans à Pontault-Combault.
Il faut dire qu’il y a de quoi faire ! En terme de petites histoires, les Aveyronnais sont de vrais petits joueurs à coté. A moins que l’atmosphère soit simplement plus feutrée.

Pontault-Combault ? Une ville de banlieue parisienne dirigée par la gauche (ou ce qui y ressemble) depuis bieeeeeeeeeeeeen longtemps.
J’en parle parce que les élections municipales de 2014 viennent d’y être invalidées, et la population va devoir voter à nouveau, les 14 et 21 juin.
Si le scrutin de l’an dernier était déjà haut en couleurs, il risque d’atteindre le ridicule pour ce troisième tour. D’un côté, la maire « sortante », Monique Delessard, socialiste, à la tête d’une liste de gauche rassemblant, l’an dernier, toutes les composantes à l’exception du Parti de Gauche qui lui opposait Delphine Heuclin, fille du Maire d’avant, décédé et marié sur le tard (selon certains, alors qu’il était dans le coma, selon d’autres en état très conscient, dans tous les cas la veille de son décès) à une nouvelle femme (qui n’est pas la maman de Delphine mais était déjà sa compagne) – mariage validé par Monique Delessard, précision utile ; et mariage contesté devant la justice. Bref, on se croirait dans les Feux de l’Amour ! Il y avait aussi une liste « citoyenne » (c’est le mot à la mode) menée par Cédric Pommot, ancien adjoint de Monique, démissionnaire après, dit on, un voyage à Cuba. A-t-il rencontré là bas la vraie gauche, dont il souhaite s’inspirer aujourd’hui ? On se demande.
Bref, c’était normalement du pain béni pour la droite, voire l’extrême droite mais non. Monique a été réélue après une invalidation de la liste « Pommot ». L’invalidation a été contestée (et quand on y regarde de plus près, on comprend que le motif était peut être un peu exagéré), le tribunal a tranché, on remet le couvert !
Et c’est là que ça devient encore plus « drôle ».

Si la gauche représente la même liste (semble-t-il), il y a, de l’autre coté, des alliances !
Les ennemis de mes ennemis sont mes amis.
mariage-de-la-carpe-et-du-lapinAinsi, aux dernières nouvelles, Delphine Heuclin et quelques proches, dont un communiste qui refusait d’entendre parler d’un rapprochement avec les socialistes, fait liste commune avec Cédric Pommot qui rassemble… un tas de gens plus ou moins aigris de gauche : des anciens UMP, des centristes, des anciens socialistes et, comble du comble, l’extrême gauche…
Quel drôle de brouet, non ? Et surtout, quelle ligne politique en attendre ? On se demande.
En attendant, quand la réflexion a porté sur le projet, il a fallu chercher le point commun pour définir cette liste.
Non, ce ne sera pas une liste « anti-Monique », une liste « des aigris », non, rien de tout ça. Ce sera simplement une liste… citoyenne (encore et toujours). Ca c’est du bon marketing politique ! Prenez une bande de gens qui trainent dans le marigot politique depuis un bail, faites les passer pour des citoyens engagés soucieux du bien collectif, et voilà ! Après le « green washing », voilà le « citoyen washing », quitte à marier la carpe morue (Pontault Combault* oblige) et le lapin.
Je sens qu’il y en a un qui va probablement se régaler ; à savoir le candidat du FN…

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