De Gaulle avait son machin, j’ai eu mon truc (oui, je me compare modestement à De Gaulle, je suis comme ça moi…
).
Depuis fin 2011, la main du hasard avait fait que je représentais les habitants du « quartier centre » au sein des comités de quartier de Rodez.
C’est un peu sans y croire que j’avais envoyé ma candidature, et ce fut encore plus incroyable lorsque j’ai su que j’avais été tiré au sort…
Les comités de quartier sont sensés être un maillon entre la population et la commune.
Bien sur, il n’y a aucun rôle décisionnel (il y a les élus pour ça), mais cela permet de prendre le pouls, d’organiser des choses, de consulter, de se concerter.
Une dose de démocratie participative, donc.
Je savais que j’aurais quelques soucis d’emplois du temps, étant donné que je venais de retrouver un job, mais qu’importe. Dès la première réunion on s’est mis d’accord pour se voir en semaine, entre midi et deux, une à deux fois par trimestre, devant un excellent rarement digeste plateau repas, gracieusement offert par la mairie.
J’étais assez enthousiaste et curieux, et pensais déjà à tous ces petits tracas du quotidien que les Ruthénois peuvent connaitre, qui gonflent tout le monde, auxquels on pourrait réfléchir.
Le comité comprend des élus, des représentants des associations, des habitants et des commerçants. Il est co-animé par Jacqueline Santini (qui fait un excellent travail), une élue en charge des comités. Je pense avoir participé à 70% des réunions et il en est certains que je n’ai jamais vus, notamment Régine Taussat, élue d’opposition, qui avait probablement bien mieux à faire.
Sur le papier, les comités de quartier, c’est plutôt beau. Et il y a réellement quelques petites choses d’organisées, et des projets associatifs soutenus.
Mais j’ai décidé de « démissionner » (je ne pense pas le terme adéquat ayant été désigné par le sort) le mois dernier.
Pourquoi ?
D’abord le temps est incompressible et cela fait longtemps que je me rendais compte que je perdais du temps (et abimais mon estomac).
Ensuite, mais je ne me base que sur mon expérience, sur un quartier, j’ai l’impression que pisser dans un violon place Eugène Raynaldy aurait plus d’effet sur la vie de la Cité.
Enfin, j’ai plus souvent l’impression que les comités servent de relais pour promouvoir l’action municipale que pour porter à la mairie la voix des Ruthénois.
Je garde, d’ailleurs, un souvenir mémorable d’une intervention de M.Rozoy lors de la première ou seconde réunion qui m’a gratifié d’un tonitruant : « De toutes façons, la démocratie participative, j’y crois pas ! Il y a eu un débat, il fallait trancher, j’ai tranché !« .
Quelques petites remarques que j’avais pu faire :
-La suppression des arbustes et du superbe magnolia au carrefour St Etienne pour mettre une fontaine sèche : le fait qu’on était une ville déjà très minérale, avec de moins en moins d’espaces verts en centre ville, que cela n’allait pas s’arranger avec Soulages.
La réponse fut celle citée plus haut…
Nous voilà avec une fontaine qui marche de temps à autre et une place aérée mais assez impersonnelle (ce n’est que mon avis).
-La circulation rue Béteille de 8 à 9H avec les transporteurs qui décident de livrer à ce moment là et génèrent les embouteillages. « Oui, c’est possible… Il y a peut être même un arrêté en vigueur. Bonne idée. »
Pas de nouvelles…
-La nouvelle priorité à droite devant le musée Denys Puech estimée dangereuse par l’arbre qui cache la rue et la signalisation (qui, soit dit en passant, n’est pas réglementaire).
« Les gens s’habitueront !«
Alors bon… Je ne crache pas dans la soupe. Comme je le dis, l’idée est bonne sur le papier mais la mise en pratique rend le tout absolument inutile ou presque…
Mais une action associative, voire lobbyiste au café avec le Maire, a certainement plus de chances d’aboutir à quelque chose. Donc je retournerai au café…







Avec ce titre racoleur, je suis sur d’attirer les moteurs de recherche.